Conformité · AI Act

Elle dit qu'elle est une IA. Vous ne pouvez pas l'en empêcher.

L'annonce est faite dès la première phrase, dans la langue de l'échange, à chaque appel. C'est le seul paramètre du service que vous ne pouvez pas modifier — et c'est un avantage, pas une contrainte.

Jugez sur pièce : appelez et écoutez la première phrase. Notre réceptionniste IA · +32 460 25 44 13

La règle

Ce que dit l'AI Act

Le règlement européen sur l'intelligence artificielle pose une obligation de transparence pour les systèmes destinés à interagir directement avec des personnes : la personne doit être informée qu'elle a affaire à un système d'IA, sauf lorsque cela ressort clairement des circonstances.

Certains fournisseurs s'engouffrent dans l'exception, au motif qu'une voix de synthèse s'entendrait. C'est un pari, et il est perdant : les voix actuelles ne s'entendent plus, et c'est précisément ce qui rend l'obligation nécessaire. Au téléphone, rien n'est évident au vu des circonstances.

Nous appliquons donc l'obligation sans chercher l'exception. Ce n'est pas une position juridiquement audacieuse : c'est la lecture prudente, et pour un fournisseur qui vend à des cabinets médicaux, des fiduciaires et des syndics, la prudence est le service qu'on attend de lui.

Non désactivable

Comment c'est appliqué

L'annonce n'est pas une case à cocher dans votre interface, ni une consigne écrite dans un document que quelqu'un pourrait modifier plus tard. Elle est intégrée au produit : chaque appel commence par elle, et la transcription en garde la trace horodatée.

Vous gardez la main sur la formulation exacte — le nom de votre entreprise, le prénom de l'agent, le ton. Sur le fait d'annoncer, non.

1Dès la première phrase, avant toute question
2Dans la langue de l'échange, français ou néerlandais
3Formulation choisie par vous
4Non désactivable, sur aucun compte
5Journalisée et relisible dans la transcription
L'objection

L'objection que tout le monde a

Elle revient à chaque installation, et elle est parfaitement légitime : « si elle annonce qu'elle est une IA, les gens vont raccrocher ».

Ce que nous observons est l'inverse, et l'explication tient en une phrase : ce qui fait raccrocher, ce n'est pas l'annonce, c'est le doute. Un appelant qui soupçonne sans savoir passe la moitié de la conversation à tester son interlocuteur — il pose des questions bizarres, répète, cherche la faute. Un appelant informé fait exactement le contraire : il articule mieux, il va à l'essentiel, et il obtient son rendez-vous plus vite.

Il y a aussi une raison plus froide. Le jour où un appelant découvre après coup qu'il a parlé à une machine — et il le découvre, tôt ou tard — ce n'est pas nous qu'il accuse. C'est le nom qu'il a entendu au début de l'appel : le vôtre.

Un médecin en blouse blanche, téléphone en main

Elle dit qu'elle est une IA. Dès la première phrase.

Le bénéfice

Pourquoi c'est à notre charge, pas à la vôtre

Nous aurions pu faire autrement : livrer un paramètre, laisser chaque client décider, et écrire dans les conditions que le respect du règlement lui incombe. C'est la solution confortable pour le fournisseur, et elle transfère un risque juridique à des entreprises qui n'ont ni juriste ni le temps de lire un règlement européen.

Nous portons l'obligation dans le produit. Vous n'avez aucune démarche à faire, rien à paramétrer, rien à surveiller, et rien à mettre à jour le jour où le cadre se précisera — c'est notre travail, pas le vôtre.

Concrètement, si quelqu'un vous demande un jour de prouver que vos appelants étaient informés, la réponse est déjà écrite : chaque transcription commence par la phrase, horodatée. Vous n'avez rien à reconstituer.

Les limites

Ce que l'agent ne fera jamais

L'annonce n'est utile que si le reste de la conversation est cohérent avec elle. Un agent qui annonce être une IA puis raconte qu'il « va voir avec sa collègue » a annulé son annonce.

L'agent porte un prénom, et c'est légitime : un prénom n'affirme rien sur la nature de celui qui le porte, et il rend la conversation plus simple pour tout le monde. En revanche il n'affirmera jamais être une personne, n'inventera pas de collègues, ne prétendra pas être en train de consulter un carnet papier, et ne niera jamais être une IA si on le lui demande.

Il ne prétend pas non plus savoir ce qu'il ne sait pas. Quand une question dépasse ce que vous lui avez confié, il le dit et prend le message — au lieu d'improviser une réponse plausible, ce qui est l'autre façon de tromper un appelant.

Questions fréquentes

Conformité AI Act : vos questions

Puis-je désactiver l'annonce ?
Non. C'est le seul paramètre du service que vous ne pouvez pas modifier. Vous choisissez la formulation exacte, vous choisissez la voix, vous choisissez tout le reste — mais pas de la retirer.
Pourquoi refuser, si un client le demande ?
Parce qu'un agent vocal qui se fait passer pour un humain est un risque que nous porterions ensemble, et qui se retournerait d'abord contre vous. Le jour où un appelant s'en aperçoit — et il s'en aperçoit — ce n'est pas Celya qu'il accuse de l'avoir trompé, c'est votre entreprise.
Est-ce que ça fait raccrocher les gens ?
L'inverse de ce qu'on craint, d'après ce que nous observons : l'appelant qui sait à qui il parle arrête de chercher les signes, parle plus clairement, et va droit au but. Ce qui fait raccrocher, c'est le doute — pas l'annonce.
Que dit exactement l'AI Act ?
Le règlement européen sur l'intelligence artificielle impose une obligation de transparence pour les systèmes d'IA destinés à interagir directement avec des personnes physiques : la personne doit être informée qu'elle interagit avec un système d'IA, sauf si c'est évident au vu des circonstances. Au téléphone, ce n'est jamais évident. Nous appliquons donc l'obligation, sans chercher l'exception.
Qui porte l'obligation, vous ou moi ?
La répartition dépend des rôles définis par le règlement, et elle peut être discutée. Nous avons choisi de ne pas la discuter : l'annonce est intégrée au produit et se déclenche à chaque appel, quel que soit le client. Vous n'avez aucune démarche à faire, et rien à surveiller.
Comment puis-je le prouver en cas de contestation ?
Chaque appel est journalisé, et la transcription commence par la phrase d'annonce. Si quelqu'un prétend n'avoir pas su, vous avez le texte exact de ce qui lui a été dit, horodaté.
Et en néerlandais ?
L'annonce est faite dans la langue de l'échange. Votre agent est configuré en français et en néerlandais ; l'annonce suit.
L'agent peut-il prétendre s'appeler autrement ?
Il porte un prénom — Janet, ou celui que vous choisissez — et c'est légitime : un prénom n'est pas un mensonge sur sa nature. Ce qu'il ne fera jamais, c'est affirmer être une personne, prétendre avoir des collègues, ou nier être une IA si on lui pose la question.
Est-ce que ça change quelque chose au RGPD ?
Ce sont deux textes distincts. L'AI Act porte sur la transparence du système ; le RGPD porte sur les données personnelles. Nos pages sécurité et traitement des données couvrent le second.
Est-ce que vous ferez évoluer cette page ?
Oui, à mesure que le cadre se précise. Si nous devions un jour retirer une affirmation d'ici, nous l'écririons plutôt que de la faire disparaître discrètement.

La première phrase est la plus importante.

Notre réceptionniste IA · +32 460 25 44 13. Appelez et écoutez-la — c'est le test le plus court de cette page.