Glossaire · Téléphonie d'entreprise

Le vocabulaire qu'on vous oppose quand vous comparez.

SVI, callbot, débordement, trunk SIP, taux de décroché. Vingt-huit termes définis en une phrase, avec le mot belge quand il diffère du français de France.

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Le principe

Un mot, une phrase

Le vocabulaire de la téléphonie d'entreprise a une particularité : il sert plus souvent à impressionner qu'à décrire. Un devis qui parle de « SVI multiniveau avec débordement et supervision » décrit un menu à touches, une attente et un tableau de bord — mais formulé ainsi, personne n'ose demander.

Chaque terme ci-dessous tient en une phrase, sans autre terme technique dedans. Quand le mot belge diffère du français de France, c'est le belge qui est retenu : c'est celui que votre opérateur et votre installateur emploieront.

Le seul critère qui vaille, quand on compare deux offres : est-ce que le système agit pendant l'appel, ou est-ce qu'il se contente de parler ?

02 · Les 28 termes

Le glossaire, de A à Z

1Serveur vocal interactif — Le menu à touches qui vous demande de taper 1 ou 2. Il oriente, il ne répond pas.
2Interactive Voice Response — Le nom anglais du serveur vocal interactif. Même objet, même limite.
3Voicebot — Programme qui tient une conversation parlée. Terme large, souvent employé pour tout et n'importe quoi.
4Callbot — Voicebot appliqué au téléphone. Le mot insiste sur le canal, pas sur la capacité.
5Agent vocal — Système qui comprend, répond et agit pendant l'appel — pose un rendez-vous, note, transfère.
6Télésecrétariat — Service externe qui répond au téléphone au nom d'une entreprise. Historiquement humain.
7Permanence téléphonique — Le fait d'assurer une réponse sur une plage horaire donnée, y compris hors des heures de bureau.
8Déviation d'appel — Fonction de l'opérateur qui redirige un appel entrant vers un autre numéro. Le terme belge.
9Déviation conditionnelle — Déviation qui ne s'active que si la ligne est occupée, sans réponse, ou injoignable.
10Transfert supervisé — On annonce l'appel au destinataire avant de lui passer la ligne. Aussi dit transfert accompagné.
11Transfert aveugle — On bascule l'appel sans prévenir le destinataire. Plus rapide, plus risqué.
12File d'attente — Mise en attente ordonnée des appels quand toutes les lignes sont occupées.
13Standard virtuel — Accueil téléphonique sans matériel sur place, hébergé chez un prestataire.
14Trunk SIP — Le lien technique qui achemine les appels entre le réseau téléphonique et un système informatique.
15Numéro géographique — Numéro rattaché à une zone : 02 pour Bruxelles, 04 pour Liège, 09 pour Gand.
16Portabilité du numéro — Le droit de garder son numéro en changeant d'opérateur. À ne pas confondre avec une déviation.
17Taux de décroché — Part des appels entrants effectivement pris. L'indicateur que presque personne ne mesure.
18Appel abandonné — Appel où l'appelant raccroche avant qu'on ait décroché. Il ne laisse aucune trace utile.
19Durée moyenne de traitement — Temps moyen consacré à un appel, du décroché à la fin du travail qu'il génère.
20Synthèse vocale (text-to-speech) — Transformation d'un texte en parole. C'est ce qui donne sa voix à un agent vocal.
21Reconnaissance vocale (speech-to-text) — Transformation de la parole en texte. C'est ce qui permet la transcription d'un appel.
22Répondeur — Messagerie vocale : il enregistre, il ne répond pas. La plupart des appelants raccrochent avant le bip.
23Débordement d'appels — Renvoi des appels excédentaires vers un autre point de réponse quand la ligne principale est saturée.
24Astreinte — Personne joignable hors horaires pour les situations qui ne peuvent pas attendre.
25Tour de garde — Organisation qui désigne, par rotation, qui assure la permanence d'un secteur sur une période.
26Poste de garde (wachtpost) — En Belgique, structure qui assure la garde médicale hors heures d'ouverture des cabinets.
27Numéro court — Numéro à quelques chiffres, réservé à des services particuliers. Non attribuable à une PME.
28Accueil externalisé — Confier la réponse aux appels à un prestataire plutôt qu'à un salarié interne.
Les mots de l'automatisation

Ce que les machines font vraiment

Serveur vocal interactif (SVI). Le menu à touches : « tapez 1 pour l'atelier, 2 pour les pièces ». Il n'écoute rien et ne répond à rien — il achemine vers une file, et si personne n'est au bout de la file, l'appelant a perdu son temps deux fois. C'est un outil de tri, pas un outil de réponse, et il est souvent vendu comme s'il était l'un et l'autre. La page complète sur le SVI.

Interactive Voice Response (IVR). Le nom anglais du serveur vocal interactif : même objet, mêmes limites. Le sigle revient dans la documentation technique et dans les offres des opérateurs. Voir un fournisseur employer « IVR » et « agent vocal » comme s'ils étaient interchangeables est un signal utile.

Voicebot. Terme large : tout programme qui tient une conversation parlée. Il ne dit rien du niveau de compréhension ni de ce que le système sait faire — un arbre de questions rigide et un système conversationnel portent tous deux ce nom. Un mot de catégorie, pas un mot de capacité : à ne jamais accepter seul dans une offre.

Callbot. Un voicebot appliqué au téléphone. Le mot insiste sur le canal — l'appel, par opposition au chat écrit — et non sur ce que le système accomplit. En pratique il désigne le plus souvent des scénarios courts et fermés. La différence avec un agent vocal est le point à vérifier avant de comparer deux devis.

Agent vocal. Un système qui comprend une demande formulée librement, y répond, et agit pendant l'appel : pose un rendez-vous dans des créneaux réels, prend un message circonstancié, transfère vers un humain. Le critère qui sépare un agent vocal de tout le reste n'est pas la qualité de la voix : c'est de savoir si l'appel se termine avec quelque chose de fait. La comparaison poste par poste.

Derrière les stores d'un bureau, quelqu'un répond au téléphone tard le soir

Le vocabulaire du métier, et ce qu'il recouvre.

Les mots du service

Ce qu'on achète quand on externalise

Télésecrétariat. Un service extérieur qui répond au téléphone au nom d'une entreprise. Le mot vient de l'époque où c'était nécessairement humain — des personnes devant un écran, avec la fiche de plusieurs clients sous les yeux. Il désigne aujourd'hui le service rendu, quelle que soit la façon dont il est rendu. La page complète.

Permanence téléphonique. Le fait d'assurer une réponse sur une plage horaire donnée, y compris hors des heures de bureau. Le mot ne dit rien de qui répond ni de ce qu'il peut faire : une permanence peut se limiter à prendre un nom, ou aller jusqu'à poser le rendez-vous. Quand vous comparez deux permanences, comparez d'abord les heures couvertes et la capacité à conclure. La page complète.

Accueil externalisé. Confier la réponse aux appels à un prestataire plutôt qu'à un salarié interne. La formule est plus large que le télésecrétariat : elle couvre aussi l'accueil physique dans certains contextes. En téléphonie, elle sert surtout à poser la vraie question de départ — engager ou externaliser —, qui ne se tranche pas seulement sur un coût.

Débordement d'appels. Le renvoi des appels excédentaires vers un autre point de réponse quand la ligne principale est saturée. C'est la configuration la plus fréquente chez ceux qui ont déjà quelqu'un : ça sonne d'abord chez vous, et seul ce qui n'est pas pris bascule. Le deuxième appelant cesse alors de tomber dans le vide. La page complète.

Standard virtuel. Un accueil téléphonique sans matériel sur place, hébergé chez un prestataire. Le mot « virtuel » ne veut pas dire automatique : un standard virtuel peut être tenu par des personnes. Il s'oppose au standard physique installé dans vos locaux, pas à un accueil humain. La page complète.

Les mots du réseau

Ce qui se passe avant que ça sonne

Déviation d'appel. La fonction de l'opérateur qui redirige un appel entrant vers un autre numéro. C'est le terme employé en Belgique ; « renvoi d'appel » est la formulation française, et « doorschakelen » le mot néerlandais. Elle vit sur le réseau, pas chez vous : rien n'est installé, elle prend effet sur l'appel suivant, et elle se coupe aussi vite. Comment la régler.

Déviation conditionnelle. Une déviation qui ne s'active que dans certains cas : ligne occupée, absence de réponse après un nombre de sonneries, ou téléphone injoignable. C'est ce qui permet de garder la main sur ses appels tout en couvrant ce qu'on ne prend pas. La variante inconditionnelle, elle, dévie tout, tout le temps — utile pendant une fermeture annuelle.

Portabilité du numéro. Le droit de conserver son numéro en changeant d'opérateur. À ne pas confondre avec une déviation, et la confusion est fréquente : une portabilité transfère la ligne elle-même, avec un dossier, un délai et une résiliation, tandis qu'une déviation ne fait que rediriger et se défait en quelques secondes. Les deux, comparées.

Numéro géographique. Un numéro rattaché à une zone : 02 pour Bruxelles, 04 pour Liège, 09 pour Gand, 071 pour Charleroi. En Belgique, il porte un signal commercial réel — un indicatif local dit qu'on est du coin, ce qu'un numéro mobile ou national ne dit pas. La page complète.

Numéro court. Un numéro de quelques chiffres, réservé à des services particuliers et attribué de façon encadrée : 112 pour les secours, 1733 pour la garde médicale non urgente. Il n'est pas attribuable à une entreprise ordinaire, et un prestataire qui vous en promet un raconte n'importe quoi.

Trunk SIP. Le lien technique qui achemine les appels entre le réseau téléphonique et un système informatique. L'image juste est celle d'un tuyau : son dimensionnement détermine combien de communications peuvent tenir en même temps. C'est un mot d'installateur, pas un mot de contrat — mais il apparaît dans les offres, et mieux vaut savoir ce qu'il recouvre. La page complète.

Un poste de travail éclairé d'une lampe, clavier et téléphone de bureau, en soirée

Un serveur vocal trie. Il ne répond pas.

Les mots de l'appel

Ce qui arrive à l'appelant

Transfert supervisé. On annonce l'appel au destinataire avant de lui passer la ligne — « j'ai M. Dubois pour un devis, je vous le passe ? ». Aussi appelé transfert accompagné. Il coûte quelques secondes et évite qu'on vous colle un appel dont vous ne savez rien au pire moment. Les deux types, comparés.

Transfert aveugle. On bascule l'appel sans prévenir le destinataire. Plus rapide, plus risqué : si personne ne décroche, l'appelant retombe dans le vide après avoir cru qu'il touchait au but — la pire séquence possible du point de vue de celui qui appelle.

File d'attente. La mise en attente ordonnée des appels quand toutes les lignes sont occupées. Elle règle un problème de désordre, pas un problème de capacité : personne n'est plus libre pour autant. Une file est une solution acceptable quand quelqu'un finit par décrocher, et une machine à faire raccrocher quand ce n'est pas le cas. La page complète.

Répondeur. La messagerie vocale : il enregistre, il ne répond pas. C'est la solution la plus répandue et la plus décevante, parce qu'elle déplace la charge sur l'appelant — c'est à lui de faire l'effort de parler dans le vide, puis à vous de rappeler à l'aveugle. Répondeur ou permanence.

Appel abandonné. Un appel où l'appelant raccroche avant qu'on ait décroché. Il ne laisse aucune trace utile : ni nom, ni motif, ni indication d'urgence, et parfois même pas de numéro exploitable. C'est la perte la plus difficile à mesurer, donc la plus facile à ignorer. La page complète.

Les mots de la mesure et de la garde

Ce qui se compte, et qui prend le tour

Taux de décroché. La part des appels entrants effectivement pris. C'est l'indicateur le plus révélateur de tous, et presque personne ne le mesure : la plupart des indépendants découvrent qu'il est nettement plus bas qu'ils ne le pensaient. Il n'existe pas de seuil universel, et nous n'en inventerons pas — c'est le vôtre qui compte. La page complète.

Durée moyenne de traitement. Le temps moyen consacré à un appel, du décroché jusqu'à la fin du travail qu'il génère — la note à écrire, le rendez-vous à inscrire, le rappel à passer. C'est cette seconde partie qui rend l'indicateur intéressant : un appel d'une minute peut coûter dix minutes de travail. Nos durées réelles, mesurées.

Synthèse vocale (text-to-speech). La transformation d'un texte en parole : c'est ce qui donne sa voix à un agent vocal. La qualité a beaucoup progressé, au point que la voix n'est plus un bon critère de choix — et c'est précisément pourquoi l'annonce en début d'appel est une obligation et non une politesse.

Reconnaissance vocale (speech-to-text). La transformation de la parole en texte : c'est ce qui permet à un système de comprendre une demande et d'en produire une trace écrite. C'est aussi la brique la plus mise à l'épreuve par la réalité belge — accents, bruit d'atelier, phrases qui passent du français au néerlandais en cours de route. La page complète.

Astreinte. Une personne joignable hors horaires pour les situations qui ne peuvent pas attendre. Le mot recouvre deux choses très différentes selon les métiers : être disponible pour intervenir, ou seulement pour décider s'il faut intervenir. La distinction est ce qui rend une astreinte vivable ou non. La page complète.

Tour de garde. L'organisation qui désigne, par rotation, qui assure la permanence d'un secteur sur une période donnée. On la connaît surtout chez les médecins, les pharmaciens et les vétérinaires, mais elle existe aussi entre confrères d'un même métier technique.

Poste de garde (wachtpost). En Belgique, une structure qui assure la garde médicale hors des heures d'ouverture des cabinets, avec des locaux et une équipe. Le mot néerlandais s'emploie couramment des deux côtés de la frontière linguistique. Il ne faut pas le confondre avec le tour de garde, qui est une organisation, là où le poste est un lieu. Les deux, distingués.

Un indépendant seul dans sa voiture le soir, qui regarde son téléphone

Le vocabulaire ne décroche pas. Elle, si.

Les faux amis

Trois confusions qui coûtent cher

Serveur vocal et agent vocal. Un serveur vocal interactif propose des touches et achemine vers une file. Il ne répond à rien : il trie grossièrement et fait patienter. Un agent vocal tient une conversation et produit un résultat pendant l'appel. Les deux sont vendus sous le mot « automatisation de l'accueil », et ce sont deux services opposés.

Déviation et portabilité. Dévier un appel, c'est le rediriger tout en gardant son numéro et son opérateur : c'est réversible en trente secondes. Porter un numéro, c'est le transférer chez un autre opérateur : c'est une opération administrative. Un prestataire qui vous demande de porter votre numéro vous rend captif ; un prestataire qui vous demande de dévier ne le fait pas.

Répondeur et permanence. Un répondeur enregistre une intention, quand l'appelant veut bien en laisser une. Une permanence produit une décision — un rendez-vous, une fiche, un transfert. Comparer leurs prix n'a aucun sens : ils ne font pas le même travail.

Questions fréquentes

Le glossaire : vos questions

Pourquoi un glossaire sur un site commercial ?
Parce que le vocabulaire de la téléphonie d'entreprise sert le plus souvent à impressionner plutôt qu'à expliquer. Quelqu'un qui compare deux offres doit pouvoir vérifier ce que recouvre chaque mot sans dépendre de celui qui le lui vend.
Quelle est la différence entre déviation et renvoi d'appel ?
Aucune sur le fond : c'est le même mécanisme. « Déviation d'appel » est la formulation employée en Belgique, « renvoi d'appel » celle de France. Nous employons la première sur tout ce site.
Callbot, voicebot, agent vocal : c'est pareil ?
Les mots se recouvrent largement et personne ne les emploie de la même façon. Le seul critère qui compte à l'usage : est-ce que le système agit pendant l'appel — poser un rendez-vous, transférer, écrire une fiche — ou est-ce qu'il se contente de parler ?
Un serveur vocal, ce n'est pas un agent vocal ?
Non, et la confusion coûte cher. Un serveur vocal oriente vers une file ; un agent vocal traite la demande. Le premier fait patienter, le second raccroche avec quelque chose de fait.
Qu'est-ce qu'un taux de décroché acceptable ?
Il n'existe pas de chiffre universel, et nous n'en inventerons pas. Ce qui est utile, c'est de mesurer le vôtre : la plupart des indépendants découvrent qu'il est bien plus bas qu'ils ne le pensaient.
Pourquoi certains termes sont-ils en néerlandais ?
Parce qu'ils n'ont pas d'équivalent courant en français de Belgique et que vous les rencontrerez tels quels — « wachtpost » pour le poste de garde, par exemple.
Ce glossaire est-il complet ?
Non, et il ne le sera jamais. Il couvre ce qu'on rencontre en cherchant une solution d'accueil téléphonique en Belgique. Si un terme vous manque, écrivez-nous : nous l'ajouterons.
Où sont hébergées les données ?
Les appels de nos clients sont traités et les données hébergées dans l'Union européenne, conformément au RGPD.

Le vocabulaire ne décroche pas. Elle, si.

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